Mon titre pause frâîcheur, est une petite allusion à cette ineptie de la Coupe du Monde organisée par l’Amérique de trump visant à inclure une pause entre la 22ème et la 25ème minute de tous les matchs de foot prétendument pour garantir la santé des joueurs face aux fortes chaleurs et réellement mise en œuvre pour coller une séquence publicitaire lucrative pour des gens qui se gavent déjà de façon éhontée puisque cette pause fraîcheur fut imposée dans des stades climatisées et par des températures de 20 degrés, poussant la mauvaise foi absolue à le justifier au nom de l’équité sportive pour que toutes les équipes soient soumises aux mêmes temps de jeu. J’adore cette façon de justifier l’injustifiable en utilisant des termes de justice.

Il faut dire que cette compétition aura vu la dérive du monde Trumpiste sans foi ni loi capable dans un émoi finalement modéré de voir successivement Infantino remettre le prix de la paix à Trump, un arbitre somalien se voir refuser l’entrée sur le territoire sans raison, un président américain appelant Infantino – le patron de la Fifa – pour faire retirer la suspension d’un joueur américain (et l’obtenir) pour lui permettre de jouer le match décisif suivant et cerise sur le gâteau proposition de Infantino post Coupe du Monde de privatiser 20% de la Coupe du monde au profit de Kushner, le gendre de Trump.

Mais dans ce monde trouble et dominé par la cupidité, il subsiste quelques « faibles » messages d’espoir. La fronde menée par l’UEFA et 2 autres confédérations pour mettre dehors Infantino (mais y arriveront-ils ?) après avoir réussi en menaçant de boycotter toutes les compétitions de la FIFA à lui faire renoncer à son projet de privatisation : et de choisir l’arbitre somalien pour arbitrer ce soir la finale de la supercoupe (vainqueur de la ligue des Champions contre le vainqueur de la ligue Europa) opposant le PSG à Aston Villa.

Toujours est-il qu’aujourd’hui c’est notre pause fraîcheur à nous, sauf qu’elle est justifiée par une vraie météo, non pas caniculaire comme en France (4ème vague de l’été depuis ce matin avec 40 degrés en Sologne et la climatisation du tracteur en panne pour changer), mais parce qu’ils annoncent qu’il va pleuvoir comme vache qui pisse aujourd’hui, et qu’au milieu d’un parc naturel, cela limite beaucoup les possibilités.

Qu’à cela ne tienne, tout était parfaitement anticipé. J’avais calé 5 jours pour 3 journées pleine d’activités à Senja pour pallier ce risque météo prévisible.

Ils vont donc se reposer ce matin, je vais m’avancer dans mon boulot (ou plutôt essayer de ne pas trop reculer), gérer comme je peux à distance l’hécatombe salariale en Sologne des arrêts de travail bidon -qui eux aussi sont un symptôme de notre temps malheureusement- alors que l’hôtel est plein depuis le début de la saison.

Je suis donc confortablement installé sur la terrasse chauffée à regarder la pluie s’abattre sur le fjord. On finira par réussir lors d’une brève accalmie à sortir pour aller déjeuner au seul restau de l’ile et aller sur la pointe nord près du phare ou après un périple boueux et une glissade de Noah qui déclenchera une nouvelle vague de lessive pour Virginie, nous pourrons brièvement observer les vagues se brisant sur les rochers.

Parti prendre une douche vu son état, on laissera Noah seul à l’appart pour tenter d’aller chercher un dessert au « cake shed » qu’on a repéré sur l’ile En partant; Noah nous donne un aperçu de ce qu’il sera ado quand il ne manquera pas de se mettre les fesses à l’air lors d’une beuverie de match de foot. Ca promet !

Notre « Cake shed » s’avèrera littéralement exactement ce que c’est, à savoir non pas une petite cabane qui vend des gâteaux, mais un placard à l’extérieur d’une maison en libre service pour se servir en gâteaux et payer en toute autonomie (la confiance nordique en l’humain que l’hémisphère sud a depuis longtemps avbandonné), sauf… que le frigo était vide.

Parties de Yamms, nombreuses pages de cahiers de vacances de Noah dans la bonne humeur car elles lui donnent le droit à recharger son temps d’ipad et match du PSG à 21h.

Une fois devant le match, Noah avait presque la larme à l’œil tellement les joueurs du PSG lui avaient manqué. Bilan 2-1 pour le PSG alors que l’équipe n’avait repris qu’il y a 48h. Des crampes pour Mendes et Pacho à la 75ème mais nouveau titre et Back to Back du PSG après un but typique de Khvicha Kvaratskhelia (qui sur le plan du scrabble n’a rien à envier aux villes norvégiennes) sur un rapide enchaînement crochet intérieur sur la droite, missile à contre-pied dans la lucarne ; et Désiré Doué parti à la limite du hors-jeu qui va tromper le gardien sur une frappe enroulée du gauche.  Cette équipe de Paris qui vient d’enquiller 14 titres en 3 ans dont 2 titres de vainqueur de ligue des Champions d’affilé (on était à Budapest pour la finale contre Arsenal)  est décidément magique !

Noah s’endort avec les rêves que Virginie va accepter de lui prendre la couette et les oreillers PSG pour sa nouvelle chambre (peu probable, sauf si je commande moi) et le pack de 10 matchs du PSG que je lui ai trouvé il y a 3 semaines pour voir notamment les 4 matchs de qualification de la ligue des champions.

Seule ombre au tableau si je puis dire. Il y avait sur l’Europe aujourd’hui une éclipse presque totale de soleil – 86% en Norvège – mais qu’on ne verra pas du fait de la forte couverture nuageuse du jour et de l’absence totale de toute façon de vente de lunettes à 50 km à la ronde. C’est mon syndrome aurore boréale. Jamais trop verni avec les phénomènes météorologiques impliquant le soleil.