
Je mets un terme immédiat au suspense intenable. Suite à l’annulation du vol d’hier, les choses sont rentrées dans l’ordre. On a bien eu notre avion à l’heure à Kirkenes, on a bien pris la correspondance, on est arrivé à Paris à l’heure et le grand écran à la maison ne s’est pas cassé la figure par terre en notre absence. On a mal au dos de ces sièges toujours plus étroits. Ni l’hôtel,ni Sixt ne m’ont bien entendu adressés les factures demandées pour mon remboursement, dont je ne me fais que peu d’illusions. Nous sommes revenus, comme toujours beaucoup trop vite à la vraie vie, en somme.
Revenons à nos moutons car une fois n’est pas coutume, ces derniers ont du se faire la malle et je suis à nouveau bien réveillé à 6h. Coincé entre Noah sur ma droite et Virginie sur ma gauche, et alors que j’hésitais à me lever pour ne pas les réveiller, j’ai eu une révélation. Les norvégiens sont facétieux !
Dans un pays où 6 mois par an le soleil ne se couche virtuellement pas et où il est d’usage pour les norvégiens de ne pas avoir de volets pour emmagasiner le maximum de soleil avant de vivre 6 mois dans le noir, s’ils semblent toujours faire un effort pour les étrangers en rajoutant des occultants, ils s’arrangent toujours pour nous projeter un rayon lumineux parfaitement orienté en pleine figure pour nous rappeler qu’en Norvège en été il ne fait jamais vraiment nuit.

Avant de quitter l’hôtel, derniers câlins à nos amis à 4 pattes.








Puis sur la route de l’aéroport, on a enfin eu notre festival de rennes que nous attendions depuis 3 jours. Il se battaient même au milieu de la chaussée devant des automobilistes du coin moitié blasés moitié agacés d’être retenus alors qu’ils avaient mieux à faire. Comme quoi tout est affaire de perspective. L’ennui des uns est l’émerveillement des autres.







